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Pirate du WEB

Publié par : jeancharlesdevillers le : avril 9, 2009

Le projet de loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet, déjà adopté par le Sénat, sera en discussion publique à l’Assemblée Nationale à partir du 4 mars prochain. Il a vocation à fixer des règles de protection des œuvres sur internet ainsi que des sanctions au piratage.
Dans une tribune parue dans Le Monde le 14 février dernier, Luc Besson, réalisateur, producteur et cinéaste français, dénonce l’industrie du piratage sur internet qui se développe avec certains sites qui diffusent des streaming (visionnages de films sans téléchargement) de contenus protégés sans pour autant payer de droits d’auteur.
Mettant en cause un « système » entre plusieurs grandes entreprises françaises qui tireraient des profits de ce piratage, Luc Besson demande à ce que l’ensemble des acteurs (particuliers, annonceurs…) soient sanctionnés pour ces actes illégaux.
Qu’en pensez-vous ?
Y a-t-il des limites à la « culture gratuite » ? Peut-on continuer à tout vidéo-streamer en toute impunité ? Pour un podcast anodin … combien de victimes collatérales ? Donnez votre avis

SALLE DE JEUX

 

une petite histoire…
Avant l’avènement des cybers-café, les jeunes voir les moins jeunes s’aglutinaient dans les salles-de-jeux (bandes d’arcades vidéo, flippers, babyfoot)…déjà à l’époque on ressentait cette notion d’accès…
En général la salle de jeux se trouvait à proximité d’un Collège ou d’un Lycée…
Nous sommes dans une petite Ville de Province Française où la scène se déroule dans une salle de jeux automatiques, des machines à sous. Tôt le matin déjà, à 06:50 une troupe de jeunes fidèles, se tient groupées devant le commerce.
07:00 le tenancier de la Salle de Jeux arrive en gon Trafic Renault, les jeunes gens impatients de l’ouverture de l’édifice, commençent à se bousculer.
Scrutant au loin, de leurs yeux ébaillis, cet homme trapu arpenter le trottoir, les jeunes gens laissèrent un couloir de passage destiné à l’arrivée du patron vêtu d’un costar-cravate.
Ce dernier après avoir esquissé un petit bonjour nonchalant à ses troupes, déverrouilla la porte de sa caverne, puis franchissa le seuil la porte où cette dernière se referma toute seule, les jeunes offusqués de pénétrer toute suite à l’intérieur avant l’ouverture définitive par signe de respect.
Ils attendirent donc, et observèrent entre deux affiches collées à la bais vitrée dans cet univers encore sombre, cette figure emblêmatique avancer jusqu’au fond de la salle, où régnait encore une forte odeur de tabac froid de la veille (et oui à l’époque on fumait) pour actionner le disjoncteur. Une fois le compteur amorcé c’est tout un univers scintillant qui se mettait en marche amorçant la révolution des machines; et ils le savaient.
Dehors le troupeau commençait à s’activer, chacun commençait à se piétinner, tous pensaient déjà s’ils allaient poursuivre leur partie avant le début des cours ou pas; pour ceux qui avaient cours d’Allemand leur(s) partie(s) durerait j’usqu’à 07:55, pour les jeunes vétus de survêtement 3 bandes c’était 8:15 (20 minutes de plus consacrées à se changer dans les vestiaires), les plus chanceux étaient ceux qui commençaient à 09:00 voir 10:00 sous réserve que le prof était encore absent ce jour là mais l’info serait confirmée par un indic qui s’éclipsait un court instant pour consulter le tableau des profs.
A l’époque c’était l’ère des jeux de baston Street-Fighter ou Mortal-Kombat (images digitalisées) ces jeux tenaient les rênes de l’offre et la demande; on pouvait remarquer que sur 20 jeux il y avait 5 Street-Fighter, un Mortal-Kombat I et II et autre jeux de plate-forme,ou encore Golden-Axe, The Revenge Of shinobi, X-MEN et j’en passe… Les jeux vidéo étant une amorce à l’univers web ou la connectivité se faisait entre les individus constituant le réseau.
07:05 le bos ouvre et calle la porte d’entrée puis retourne à son comptoir; ça y est c’est le signal les jeunes s’engouffrent, se bousculent comme des clients au moment de l’ouverture des magasins en période de solde.
Pour les plus organisés possèdant sur eux une réserve de quelques pièces de 5 Francs, une forte probabilité donc de jouer tout de suite et pour les autres fonctionnant en bînome, un se charge de réserver un jeu d’arcade en attendant que l’autre fasse de la monnaies au comptoire.
La Salle-de-Jeux était le lieu où résidait pour le joueur une qualité des images, une jouabilité irréprochables, la rareté de ces puissantes bandes d’arcades de 32 Bits n’avaient rien à voir aux console de jeux individuel (dont la majeur partie des jeunes étaient propriétaires dans leur foyer) disponibles dans le commerce et de moins bonne qualité (8 à 16 bits) NINTENDO Super-Nes, SEGA Megadrive, NEO-GEO, ordi Atari, Game-Boy… En gros on passait du temps sur ces machines qui tendent à la perfection puis le soir, faute de possèder ces monstres de technologie, on se réfugiait sur notre console de jeu.
09:00 passé il ne reste plus que quelques férus encore accolés cédant leur place aux relayeurs sans monnaie ou autre individus récalcitrants ou tricards coiffés d’une casquette.
09:05 la salle est quasi-déserte la plupart des bandes d’Arcade affichent un défilement d’images vidéo de scènes enchainnées avec affichées au centre de l’écran la devises de l’époque ‘Insert-Coins’ ou ‘Game-Over’, si l’on tendait bien l’oreille on pouvait entendre les jeux vidéo est autres flippers scander machinalement leur slogan pour appâter le client.
19:00 c’est de la fermeture mais avant, le tenancier, aussi exploitant du lieu procède à quelques fins réglages des jeux vidéo. Il se possitionne face au jeu Mortal Kombat ouvre à l’aide d’une clé le monnayeur, engouffre son bras dans la machine, puis commence à activer ‘Test menu’ du jeu en appuyant sur le bouton prévu à cet effet.
Tenu accroupi face à l’écran, à l’aide de la manette et des boutons du clavier, il rentre dans ‘Game adjustement’ puis ‘Computer difficulty’ passe du mode ‘medium’ au mode ‘difficult’, il valide le tout condamne le monayeur.
En effet compte tenu de l’endurance des joueurs à ce jour, il pensait déjà dans sa tête aux parties écourtées le lendemain matin, bref au gain de temps mais aussi au gain d’argent.

REGULATION de L’ACCES

 

Aujourd’hui les cybers-café fonctionnent de la même façon on rentre dans la salle on réserve un poste avec un laps de temps défini ( 5′, 5heures, la journée) ou même un abonnement forfaitaire, à la semaine, au mois, au trimestre ou à l’année.
Le temps est toujours le maître des lieux.
La différence avec la salle de Jeux Vidéo d’antan c’est la connectivité au réseau qui diffère; bien entendu vous me direz que les jeunes entres-eux communiquent toujours mais aussi via des faisceaux d’informations. Le danger est l’accès au tout pour le tout mais dans un cyber-café il y a toujours derrière l’internaute le patron qui veille.
Par contre chez lui l’internaute, par le biais de sa connexion WEB personnelle et son FAI décide sans contrainte de regarder sur un site pirate une vidéo en streaming.
Le consensus entre les différent acteur de la culture et internet cité dans le PROJET DE LOI favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet où le FAI est soucieux de dissuader le téléchargement illicite résume bien la situation à venir; voici un passage de l’article: “…C’est la première fois que les mondes du cinéma, de la musique et de l’audiovisuel se mettent d’accord sur les solutions pour lutter contre le piratage et pour améliorer l’offre légale, mais aussi la première fois qu’un consensus est créé avec les fournisseurs d’accès à internet. Il témoigne de la complémentarité fondamentale des activités de création et de distribution pour le maintien de la diversité culturelle. Il a d’ailleurs vocation à s’élargir, à terme, aux sites de partage et d’échange de films et de musique, ou encore à l’édition.” Le fournisseur d’accès est là pour réguler le trafic des internautes sur internet concernant le téléchargement illicite comme le tenancier de la salle de jeux ou du cyber-café qui gère sa clientèle.

CULTURE DE LA NANOSECONDE

 

L’autoroute de l’information déjà en place, l’ADSL entre autre, nous laisse un large accès, gratuit à des musiques, clips en ligne que l’on peut écouter ou visionner sur son I-Phone via YouTube par exemple, cool pas besoin d’acheter le CD donc mais là je vous vois rougir et vos cheveux s’hérisser (pas pour Luc Besson).
Les technologies de rupture comme les disques compact ou dur deviennent obsolètes, on constate une dématérialisation croissante avec les contenus en streaming et l’accès haut débit. C’est là qu’est le problème notre technologie de rupture actuelle dans nos foyers (ordinnateur personnel via ADSL) nos accessoires portables multi-média (ordinnateurs portable avec modem 3G+ ou encore iPhone 3G+…) sont si performant que l’on n’a même plus besoins de support pour les conserver puisque l’accès est instantanné.

CONTRÔLEUR de L’ ACCES

 

Le piratage industriel est un obstacle à l’essor de la distribution légale de films, de programmes de télévision ou de musique en ligne et à la juste rémunération des créateurs et industries culturelles.
Instaurer une Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur le WEB précédent l’ancienne Autorité de régulation des mesures techniques en vue de protéger les oeuvres des Artistes est nécessaire.
D’antan on pouvait acheter un produit légalement et le reproduire sur un autre support tangible (K7, VHS, CD…) qui pouvait se dégrader dans le temps mais aujourd’hui réside uniquement cette notion d’ACCES de CONNECTIVITE dans un univers dématérialisé; internet devient une immense médiathèque où l’on peut récupérer, transmettre des livres, des mp3 , des vidéos au moyen des autoroutes de l’information le tout est simplement de contrôler l’accès (Haute autorité) et de réguler le trafic (FAI).
L’industrie du piratage sur internet qui se développe avec certains sites qui diffusent des streaming (visionnages de films sans téléchargement) de contenus protégés sans pour autant payer de droits d’auteur) doit être éradiquée.
Les mesures préventives contre le piratage de l’envoie aux pirates de messages avertissements dénommés recommandations par e-mail puis par lettre remise contre signature sont primmordiaux. Si l’internaute persiste son entreprise de piratage, la Haute Autorité pourra ensuite prendre, sous le contrôle du juge, une suspension temporaire de l’abonnement au web assortie de l’interdiction de se réabonner; avant la condamnation de supension temporaire je verrais se positionner une limitation de l’accès en temps ou en volume ou que la H.A impose à l’internaute par le biais de son FAI, une connexion de type intranet réservée aux clients devenus des délinquants de l’autoroute de l’information. Une sorte de prison intranet.

STREAMING

 

Concernant le streaming on peut observer sur le site de la fnac les bienfaits du streaming.
En effet lorsque vous cherchez l’album d’un artiste vous avez tous ses titres disponibles après avoir cliqué sur ‘écoute’, tous les titres de l’album sont dispo en streaming mais seulement un court extrait de 30 secondes.
Lorsque Monsieur BESSON dénonce l’industrie du piratage sur internet qui se développe avec certains sites qui diffusent des streaming (visionnages de films sans téléchargement) de contenus protégés sans pour autant payer de droits d’auteur , il n’a pas complètement raison.
Car le mieux serait d’imposer à ces sites pirates de conserver le streaming mais où l’internaute visionnerait un court extrait du film, l’internaute séduit pourra acheter la vidéo par la suite.
Ou alors de diffuser l’intégral du film mais avec une mention factice inscrite en plein milieu de l’écran comme pour les jeux vidéo en fin de partie.

CULTURE GRATUITE

 

Concernant la culture gratuite je suis septique.
En France il semblerait plus juste, notamment vis-à-vis de la loi, de s’identifier lorsque l’on dépose une oeuvre artistique personnelle (contenant une image, une photo, un site, un blog, un podcast) il me parrait évident de signer son oeuvre (droit d’auteur ou copyright, adresse IP..).

PRODUCTION CULTURELLE

 

Dans ce monde nouveau si l’on tient compte de la Théorie de Moore, du dévelloppement des logiciels, et l’évolution de la connectivitée WEB, le marchés cèdent la place aux réseaux. Pour reprendre les citation de J.RIFKIN “Vendeurs et acheteurs sont remplacés par des prestataires et des usagers, et pratiquement tout se trouve soumis à la logique de l’accès…
…Sur le marché mondial, la production culturelle commence à éclipser la production matérielle.”

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